13/11/2013

PARC DES VIRUNGA

 

PARC DES VIRUNGA : LE WWF PORTE LE CAS DE L’EXPLORATION PÉTROLIÈRE DE SOCO DEVANT L’OCDE

 

Le WWF a déposé aujourd'hui une plainte alléguant que la compagnie pétrolière britannique Soco International PLC ne respecte pas les normes de responsabilité sociale des entreprises internationales.

Cette plainte déposée à l’OCDE démontre que les activités d'exploration pétrolière de la société Soco, dans et aux abords du Parc national des Virunga, violent les directives de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) concernant l’environnement et les droits de l’homme

« Les activités de Soco mettent en danger les populations locales vivant dans le parc des Virunga, ses animaux et leurs habitats. La seule façon pour la société Soco de se mettre en conformité avec les directives de l'OCDE est de mettre fin pour de bon à toute exploration au sein du parc », a déclaré Lasse Gustavsson, Directeur de la Conservation au WWF International. « Nous demandons donc à la société Soco de cesser immédiatement ses activités ».

 

1/ Il semble que la société Soco ait eu recours aux forces de sécurité de l'État congolais pour intimider les opposants.

2/ Lors des consultations communautaires, la société Soco n’a pas divulgué des informations vitales relatives aux impacts environnementaux et sanitaires potentiels liés à l‘exploration. De plus, le contrat de l'entreprise contient une clause lui permettant d’être exemptée des futures lois visant à protéger les droits de l'homme et de l'environnement.

3/ L’évaluation d’impact réalisée par la société Soco elle-même révèle que l'exploration pétrolière au sein du parc pourrait entraîner une pollution, endommager les habitats et favoriser le braconnage au sein de cet écosystème fragile. Ces explorations pourraient également nuire à la santé des populations vivant au sein du parc et endommager les ressources naturelles dont dépendent 50.000 personnes.

4/ Le parc national des Virunga, l’un des plus anciens sites du patrimoine mondial d’Afrique, est la zone la plus riche en biodiversité protégée de ce continent. Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO soutient que l'exploration pétrolière est incompatible avec la Convention du patrimoine mondial, et a demandé l’annulation de tous les permis pétroliers dans les Virunga.

« En classant le parc des Virunga au patrimoine mondial, le gouvernement de la RDC a pris l’engagement juridique, auprès de la communauté internationale, de préserver le parc pour les générations futures », estime le WWF dans sa plainte déposée auprès de l’OCDE. « Enpénétrant dans le parc pour l'exploration pétrolière, la société Soco a violé les lignes directrices de l'OCDE prônant le respect des lois nationales et des traités internationaux ».

5/ La République Démocratique du Congo, où se situe le parc des Virunga, est une zone active de conflit. L’OCDE et les Nations Unies recommandent que les entreprises opérant sur ces zones à faible gouvernance, veillent particulièrement à ce que leurs activités ne portent pas atteinte aux droits de l’Homme. La société Soco n’a apporté aucune preuve de la mise en œuvre d’un audit préalable à ce sujet.

 

Les directives de l’OCDE s’appliquent aussi bien aux entreprises multinationales opérant dans ou à partir d’un pays adhérent à l’OCDE. Le Royaume-Uni est un membre fondateur de l’OCDE, créée par les gouvernements en 1961 dans le but de faire avancer le bien-être économique et social dans le monde.

Dans son rapport « Valeur économique du parc des Virunga » le WWF démontre que la valeur du parc des Virunga serait de 1.1 milliards USD par an, s’il était développé de façon durable et pourrait être à l’origine de 45 000 emplois permanents pour les populations qui y vivent.

 

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17:59 Écrit par The Wolf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2013

Mode Toxique : leaders, greenwashers et losers dévoilés sur le podium Detox

 

Mode Toxique : leaders, greenwashers et losers

dévoilés sur le podium Detox

 

Pas moins de 70% des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine et au Mexique sont touchés par la pollution des eaux. Depuis plusieurs années, Greenpeace enquête sur les usines textiles qui déversent des produits chimiques dangereux dans nos rivières.

 

Des enquêtes menées en 2011 et 2012 ont révélé la présence de substances chimiques dans des articles vestimentaires portant la marque de 14 enseignes internationales, substances qui se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal. Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Parce que le droit à l’information et la nécessité de transparence sont des enjeux cruciaux, nous lançons aujourd’hui le Podium Detox : une plateforme web qui permet de suivre et d’évaluer les progrès des marques depuis le lancement de la campagne Detox en 2011.

Ce podium révèle que des géants des marques ‘Sportswear’ comme Nike, Adidas ou LiNingn’ont pas donné suite à leurs engagements pour assainir leurs méthodes de production. Le Podium démontre également que ces entreprises continuent à cacher leur inaction collective derrière de belles promesses sur papier et autres “groupes de travail”, méritant ainsi leur classement dans la catégorie “Greenwashers”.

Ces entreprises ont donc maintenant un choix à faire : ignorer leurs erreurs et mettre la tête dans le sable ou saisir l’opportunité de collaborer avec leurs fournisseurs pour lutter contre les produits toxiques. Les géants des vêtements de sport doivent faire le ménage dans leurs produits et leur chaîne d’approvisionnement. Ils doivent veiller à ce que leurs producteurs en Chine ou ailleurs renoncent à l’utilisation de substances toxiques.

 

Triste ironie des slogans : les marques qui proclament “Impossible is nothing ” et ” Just do it ” sont justement celles qui échouent à prendre des mesures concrètes pour parvenir à une mode sans toxiques.

Des concurrents, tels qu’UNIQLO , H&M et Mango sont à contrario les bons exemples : avec des mesures concrètes pour atteindre leurs objectifs de désintoxication, ils prouvent que la mode peut préserver l’environnement.

Trois critères essentiels : respect des principes clés, transparence et élimination

Les marques qui ont relevé le défi Detox sont évaluées en fonction de la crédibilité de leurs engagements et des actions qu’elles ont entrepris sur le terrain.

Il s’agit notamment de la façon dont ces marques travaillent à éliminer les substances chimiques dangereuses connues de leurs produits et procédés de fabrication, et quelles mesures elles prennent vers la pleine transparence de la chaîne d’approvisionnement. Alors que certaines ont pris les devants au cours des 24 derniers mois, en ajoutant leurs données sur la plateforme de l’Institut Chinois de l’Environnement, et en travaillant à éliminer les substances chimiques dangereuses prioritaires, d’autres ont continué à se cacher derrière des groupes industriels inefficaces, à défaut de prendre des mesures concrètes en dépit de leurs engagements publics.

La haute couture à la traîne

Depuis que Greenpeace a provoqué en duel la haute couture début 2013, seul le couturier italien Valentino a réalisé des progrès pour traduire en actes ses engagements. Valentino s’est engagé à utiliser les meilleures technologies disponibles en matière de détection et d’analyse de produits chimiques, de façon à atteindre l’objectif “zéro rejets” d’un bout à l’autre de sa chaîne d’approvisionnement. Valentino est également en avance sur la feuille de route qu’il s’est fixée pour exclure de ses vêtements tous les composés perfluorés (PFC).

Tandis que d’autres marques du luxe, comme Dior et Vuitton, persistent et signent pour une mode toxique, et que Chanel et Hermes refusent toute transparence en la matière, Valentino se démarque de ses concurrents en prouvant que glamour peut et doit rimer avec respect de l’environnement.

Greenpeace a évalué toutes les marques qui ont rejoint la campagne Detox ces dernières années. Les marques appartenant à la catégorie des “Losers” n’ayant encore pris aucun engagement crédible, elles n’ont pas pu être évaluées …
Il reste du chemin à parcourir pour certains de ces grands noms de la mode : ils doivent s’engager pour une mode sans toxiques, sans rejets de produits chimiques dangereux d’ici 2020 et exiger de leurs fournisseurs la transparence au sujet de leurs installations.

La mode doit changer. Nous devons le lui dire !


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11:15 Écrit par The Wolf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |