04/04/2013

Les antennes-relais mauvaises pour le sommeil ?

Les antennes-relais mauvaises pour le sommeil ?

 

L'étude menée par l'Ineris montre que des rats exposés à un champ équivalent à celui des antennes-relais ont un sommeil et une alimentation perturbés. Il est toutefois trop tôt pour extrapoler à l’homme.

Les champs électromagnétiques émis par les antennes-relais de téléphonie pourraient avoir des effets sur le mécanisme de régulation de la température corporelle et provoquer le fractionnement d’une phase du sommeil sans nuire à sa qualité, selon une étude française réalisée sur des animaux.

 
 

«Les premières conclusions montrent des effets biologiques à long terme des radiofréquences simultanés sur la régulation thermique, le comportement alimentaire et le sommeil», informent dans un communiqué l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) et l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV).

L’association de défense des «électro-sensibles» Priartém a critiqué jeudi les limitations de l’étude et «exigé qu’une loi vienne enfin imposer une réelle protection de la population» contre les champs électromagnétiques.

L’étude conduite sur de jeunes rats a cherché à recréer des niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques comme ceux rencontrés à proximité d’antennes-relais de téléphonie mobile. «Réveils fréquents, difficultés pour se rendormir, insomnie... font partie des symptômes que décrivent les personnes dites "électro-sensibles", lorsqu’elles vivent à proximité d’une antenne-relais» rappellent l’Ineris et l’UPJV.

Cette étude permet de «confirmer» l’effet des radiofréquences sur «le fractionnement du sommeil paradoxal» qui est la phase du sommeil où se produisent les rêves dont on se souvient.

Intérrogé par La Croix, René de Sèze de l’unité de toxicologie de l’Ineris explique que «Tant que le mécanisme biologique responsable de ces perturbations – qui peut être présent chez l’animal mais pas chez l’homme – n’a pas été isolé, nous ne pouvons pas extrapoler» à l'homme. Toutefois, les résultats de cette expérimentation «apportent un argument supplémentaire à la thèse selon laquelle les champs électromagnétiques peuvent avoir un effet chez l’homme, même à faible intensité», indique Jean-Pierre Libert, professeur en physiologie de l’université d’Amiens et spécialiste du sommeil.

 

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18:41 Écrit par The Wolf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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