10/12/2013

Foie gras : difficile amélioration des conditions de gavage

 Foie gras : difficile amélioration des conditions de gavage

 

«On est peut-être allés trop loin». Les producteurs de foie gras reconnaissent eux-mêmes que le bien-être animal est longtemps passé au second plan. Mais aujourd’hui, face aux attaques, les choses changent, lentement.

«Dans les années 80, 30 à 35 % des foies gras venaient des pays de l’Est. Il fallait améliorer la production pour être plus compétitifs et on est peut-être allés trop loin», explique Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).C’est de cette époque que datent les cages individuelles aujourd’hui décriées dans lesquelles les animaux sont immobilisés, sans possibilité de se lever ou battre des ailes, pendant les 10 à 15 jours où ils sont gavés.

Face aux campagnes anti-gavage, le Cifog a récemment choisi une nouvelle posture : la transparence. «C’est sûr que le gavage n’est pas très romantique, alors on évitait d’en parler. Mais là, on va l’expliquer, de plus en plus.»

Ironie du sort, cet effort de transparence coïncide avec la première journée mondiale contre le foie gras et des happenings sur les Champs Élysées ainsi que devant des ambassades à l’étranger. Car la France est le premier consommateur et producteur au monde (avec 75 % de la production mondiale).

L’association L214 Éthique & Animaux, qui pilote la campagne Stop Gavage, le répète : «quand on sait (comment il est produit), on arrête» d’en manger.

PAS D’ANTHROPOMORPHISME MAIS QUAND MÊME...

A flanc de colline gersoise, Pierre Pérès raconte comment il travaille. Avec son frère jumeau, ils élèvent près de 30 000 canards et en gavent 9 000 par an, sur une ligne de gavage de 400 places. Une production considérée comme artisanale.Ils ne sont pas forcément représentatifs de la majorité des élevages : leurs canards sont gavés dans des parcs où ils peuvent circuler, le gaveur prend sur sa cuisse chacun des animaux pour les nourrir, enfonçant une sorte d’entonnoir relié à un tuyau qui déverse la dose de maïs, 250 grammes en début de gavage, 500 grammes à la fin. Les meilleures conditions qu’on puisse trouver.Mais ce n’est pas toujours le cas. Et s’il y a en France entre 1 000 et 1 500 exploitations artisanales, la plupart (5 000) sont industrielles et servent les grands noms : Euralis (marque Rougié, Montfort), Labeyrie, Delpeyrat.... C’est eux que visent surtout les associations de protection des animaux.

L214 montre sur son site des vidéos où les canards ont l’air très éprouvés: «suite au choc du gavage, l’animal est pris de diarrhées et de halètements»«il développe une maladie appelée stéatose hépatique» et «75 % des canards sont enfermés dans des cages de batterie», énumère-t-elle.

A visiter un atelier d’un producteur Euralis, on ressort groggy et plutôt réceptifs à ces allégations. Cet éleveur dispose d’une chaîne de gavage de 1 000 canards. Il s’en occupe tout seul. Grâce au Cifog, il a ouvert ses portes sans rien cacher, sans enjoliver la réalité.

Les animaux sont trois par cages surélevées à hauteur d’homme pour faciliter le travail de l’éleveur. Sous les cages coulent des rivières de fiente, jaunâtres, dont l’odeur âpre, mélangée à celle de la graisse de canard, prend à la gorge.Le bruit des fientes tombant incessamment dans ces canaux accompagne la visite. Dans la première cage, les animaux, blessés, saignent légèrement. Dans une autre, un canard est mort et l’éleveur le ramasse pudiquement.

TAUX DE MORTALITÉ PAS PLUS ÉLEVÉ

Et la visite de tout autre type d’élevage industriel ferait le même effet.Un moment éprouvant pour le visiteur. Mais il faut «distancier le côté émotionnel», plaide Xavier Fernandez, chercheur à l’Inra Toulouse (Institut de la recherche agronomique) et spécialiste des questions de nutrition, digestion.
«Il ne faut pas faire d’anthropomorphisme. Le canard n’est pas constitué comme un humain: son oesophage est élastique, quand le nôtre est constitué de cartilage»
, enchaîne Marie-Pierre Pé.Et il faut, selon elle, s’ôter de la tête que le foie est malade. La preuve pour les éleveurs: le gavage est un phénomène réversible et si un producteur tarde à amener un canard à l’abattoir, son foie commence déjà à diminuer.

Le taux de mortalité est-il plus important en gavage que dans le reste des élevages ?L214 parle d’une mortalité 10 à 20 fois plus élevée et d’un million d’oiseaux morts chaque année.

Sur le papier, le chiffre est impressionnant. Mais rapporté au nombre de canards élevés (40 millions), ça ne fait «que» 2,5 % des effectifs, tempère Marie-Pierre Pé. Lors de la phase d’élevage, la mortalité s’élève à 4 %, dont 2 % au moins dus aux prédateurs. Les canards destinés à faire du foie gras doivent en effet être élevés au moins trois mois en plein air.«C’est le même ordre de grandeur que les autres élevages» équivalents, assure Jean-Luc Angot, chef des services vétérinaires de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).Néanmoins, «la mortalité est supérieure à la moyenne si on la rapporte à la même période de temps», estime le chercheur Xavier Fernandez puisque les décès interviennent sur une très courte période, le gavage s’étalant sur 10 à 15 jours seulement.«Mais elle a beaucoup baissé ces dernières années» et «on sait préparer les animaux et faire en sorte qu’il y ait zéro mortalité durant le gavage», ajoute le chercheur. Chez les frères Pérès par exemple, la mortalité est inférieure à 0,5 %.

La clé d’un bon gavage pour eux, c’est de préparer l’animal en procédant à un pré-gavage de deux semaines et de respecter la digestion, en palpant le palmipède pour vérifier qu’il a bien digéré.

LE BIEN-ÊTRE BIENTÔT LABELLISÉ

Mais surtout, l’obligation de passer à des cages collectives devrait améliorer les choses. Avant, la plupart des salles de gavage étaient équipées de cages individuelles. A partir du 1er janvier 2016, ce seront des cages collectives dans lesquelles l’animal peut interagir avec les autres et déplier ses ailes.

A fin 2013, 45 % des éleveurs en seront équipés, selon Jean-Luc Angot. La France a toutefois tardé à mettre en place cette réglementation, que recommande pourtant le Comité permanent de la convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages depuis 1999 !

Pour montrer sa bonne foi, le Cifog souhaite désigner un organisme indépendant qui va labelliser les élevages en terme de bien-être animal et de respect de l’environnement.

Comme le prône également l’Europe, les chercheurs planchent sur des alternatives au gavage, notamment l’engraissement spontané, mais les travaux n’ont rien donné pour l’instant et le foie gras reste lié juridiquement au gavage comme le précise l’article L654-27-1 du Code rural.

Reste le débat de fond, «la vraie question qu’on doit se poser, éventuellement, est: est-ce qu’on veut ou pas élever des animaux pour les consommer ?», relève le chercheur de l’Inra. L214 plaide pour un monde sans viande, où les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles et dénonce aussi l’élevage porcin ou de poulets en batterie.

«Le gavage n’est pas plus choquant qu’une autre pratique d’élevage. Il y a juste une intervention humaine pour nourrir qui peut-être visuellement choquante», estime Xavier Fernandez.

 

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13/11/2013

PARC DES VIRUNGA

 

PARC DES VIRUNGA : LE WWF PORTE LE CAS DE L’EXPLORATION PÉTROLIÈRE DE SOCO DEVANT L’OCDE

 

Le WWF a déposé aujourd'hui une plainte alléguant que la compagnie pétrolière britannique Soco International PLC ne respecte pas les normes de responsabilité sociale des entreprises internationales.

Cette plainte déposée à l’OCDE démontre que les activités d'exploration pétrolière de la société Soco, dans et aux abords du Parc national des Virunga, violent les directives de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) concernant l’environnement et les droits de l’homme

« Les activités de Soco mettent en danger les populations locales vivant dans le parc des Virunga, ses animaux et leurs habitats. La seule façon pour la société Soco de se mettre en conformité avec les directives de l'OCDE est de mettre fin pour de bon à toute exploration au sein du parc », a déclaré Lasse Gustavsson, Directeur de la Conservation au WWF International. « Nous demandons donc à la société Soco de cesser immédiatement ses activités ».

 

1/ Il semble que la société Soco ait eu recours aux forces de sécurité de l'État congolais pour intimider les opposants.

2/ Lors des consultations communautaires, la société Soco n’a pas divulgué des informations vitales relatives aux impacts environnementaux et sanitaires potentiels liés à l‘exploration. De plus, le contrat de l'entreprise contient une clause lui permettant d’être exemptée des futures lois visant à protéger les droits de l'homme et de l'environnement.

3/ L’évaluation d’impact réalisée par la société Soco elle-même révèle que l'exploration pétrolière au sein du parc pourrait entraîner une pollution, endommager les habitats et favoriser le braconnage au sein de cet écosystème fragile. Ces explorations pourraient également nuire à la santé des populations vivant au sein du parc et endommager les ressources naturelles dont dépendent 50.000 personnes.

4/ Le parc national des Virunga, l’un des plus anciens sites du patrimoine mondial d’Afrique, est la zone la plus riche en biodiversité protégée de ce continent. Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO soutient que l'exploration pétrolière est incompatible avec la Convention du patrimoine mondial, et a demandé l’annulation de tous les permis pétroliers dans les Virunga.

« En classant le parc des Virunga au patrimoine mondial, le gouvernement de la RDC a pris l’engagement juridique, auprès de la communauté internationale, de préserver le parc pour les générations futures », estime le WWF dans sa plainte déposée auprès de l’OCDE. « Enpénétrant dans le parc pour l'exploration pétrolière, la société Soco a violé les lignes directrices de l'OCDE prônant le respect des lois nationales et des traités internationaux ».

5/ La République Démocratique du Congo, où se situe le parc des Virunga, est une zone active de conflit. L’OCDE et les Nations Unies recommandent que les entreprises opérant sur ces zones à faible gouvernance, veillent particulièrement à ce que leurs activités ne portent pas atteinte aux droits de l’Homme. La société Soco n’a apporté aucune preuve de la mise en œuvre d’un audit préalable à ce sujet.

 

Les directives de l’OCDE s’appliquent aussi bien aux entreprises multinationales opérant dans ou à partir d’un pays adhérent à l’OCDE. Le Royaume-Uni est un membre fondateur de l’OCDE, créée par les gouvernements en 1961 dans le but de faire avancer le bien-être économique et social dans le monde.

Dans son rapport « Valeur économique du parc des Virunga » le WWF démontre que la valeur du parc des Virunga serait de 1.1 milliards USD par an, s’il était développé de façon durable et pourrait être à l’origine de 45 000 emplois permanents pour les populations qui y vivent.

 

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02/11/2013

Mode Toxique : leaders, greenwashers et losers dévoilés sur le podium Detox

 

Mode Toxique : leaders, greenwashers et losers

dévoilés sur le podium Detox

 

Pas moins de 70% des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine et au Mexique sont touchés par la pollution des eaux. Depuis plusieurs années, Greenpeace enquête sur les usines textiles qui déversent des produits chimiques dangereux dans nos rivières.

 

Des enquêtes menées en 2011 et 2012 ont révélé la présence de substances chimiques dans des articles vestimentaires portant la marque de 14 enseignes internationales, substances qui se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal. Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Parce que le droit à l’information et la nécessité de transparence sont des enjeux cruciaux, nous lançons aujourd’hui le Podium Detox : une plateforme web qui permet de suivre et d’évaluer les progrès des marques depuis le lancement de la campagne Detox en 2011.

Ce podium révèle que des géants des marques ‘Sportswear’ comme Nike, Adidas ou LiNingn’ont pas donné suite à leurs engagements pour assainir leurs méthodes de production. Le Podium démontre également que ces entreprises continuent à cacher leur inaction collective derrière de belles promesses sur papier et autres “groupes de travail”, méritant ainsi leur classement dans la catégorie “Greenwashers”.

Ces entreprises ont donc maintenant un choix à faire : ignorer leurs erreurs et mettre la tête dans le sable ou saisir l’opportunité de collaborer avec leurs fournisseurs pour lutter contre les produits toxiques. Les géants des vêtements de sport doivent faire le ménage dans leurs produits et leur chaîne d’approvisionnement. Ils doivent veiller à ce que leurs producteurs en Chine ou ailleurs renoncent à l’utilisation de substances toxiques.

 

Triste ironie des slogans : les marques qui proclament “Impossible is nothing ” et ” Just do it ” sont justement celles qui échouent à prendre des mesures concrètes pour parvenir à une mode sans toxiques.

Des concurrents, tels qu’UNIQLO , H&M et Mango sont à contrario les bons exemples : avec des mesures concrètes pour atteindre leurs objectifs de désintoxication, ils prouvent que la mode peut préserver l’environnement.

Trois critères essentiels : respect des principes clés, transparence et élimination

Les marques qui ont relevé le défi Detox sont évaluées en fonction de la crédibilité de leurs engagements et des actions qu’elles ont entrepris sur le terrain.

Il s’agit notamment de la façon dont ces marques travaillent à éliminer les substances chimiques dangereuses connues de leurs produits et procédés de fabrication, et quelles mesures elles prennent vers la pleine transparence de la chaîne d’approvisionnement. Alors que certaines ont pris les devants au cours des 24 derniers mois, en ajoutant leurs données sur la plateforme de l’Institut Chinois de l’Environnement, et en travaillant à éliminer les substances chimiques dangereuses prioritaires, d’autres ont continué à se cacher derrière des groupes industriels inefficaces, à défaut de prendre des mesures concrètes en dépit de leurs engagements publics.

La haute couture à la traîne

Depuis que Greenpeace a provoqué en duel la haute couture début 2013, seul le couturier italien Valentino a réalisé des progrès pour traduire en actes ses engagements. Valentino s’est engagé à utiliser les meilleures technologies disponibles en matière de détection et d’analyse de produits chimiques, de façon à atteindre l’objectif “zéro rejets” d’un bout à l’autre de sa chaîne d’approvisionnement. Valentino est également en avance sur la feuille de route qu’il s’est fixée pour exclure de ses vêtements tous les composés perfluorés (PFC).

Tandis que d’autres marques du luxe, comme Dior et Vuitton, persistent et signent pour une mode toxique, et que Chanel et Hermes refusent toute transparence en la matière, Valentino se démarque de ses concurrents en prouvant que glamour peut et doit rimer avec respect de l’environnement.

Greenpeace a évalué toutes les marques qui ont rejoint la campagne Detox ces dernières années. Les marques appartenant à la catégorie des “Losers” n’ayant encore pris aucun engagement crédible, elles n’ont pas pu être évaluées …
Il reste du chemin à parcourir pour certains de ces grands noms de la mode : ils doivent s’engager pour une mode sans toxiques, sans rejets de produits chimiques dangereux d’ici 2020 et exiger de leurs fournisseurs la transparence au sujet de leurs installations.

La mode doit changer. Nous devons le lui dire !


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24/10/2013

Pour des intellectuels, l’animal ne doit plus être considéré comme un meuble

 

Pour des intellectuels, l’animal ne doit plus être considéré comme un meuble !


ANIMAUX - Une vingtaine de penseurs s'associent à 30 Millions d'amis pour demander que les bêtes n'apparaissent plus dans le Code civil au livre des «biens»...

Les chiens sont-ils des armoires comme les autres? On vous l’accorde, cette question est un peu provocatrice. Mais la position qu’adoptent une vingtaine d’intellectuels dans un manifeste publié jeudi sur le site de la Fondation 30 Millions d’amis n’est pas si éloignée de cette interrogation. Dans ce document, Edgar Morin, Boris Cyrulnik, Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Michel Onfray et 18 autres penseurs demandent à ce que les animaux «bénéficient d’un régime juridique conforme à leur nature d’être vivants et sensibles».

Les animaux trouvent actuellement leur place dans le Code civil au chapitre «des meubles». Ils sont «définis comme des choses, sur lesquelles l’homme peut par conséquent exercer un droit absolu», déplorent les signataires du manifeste.

Des «êtres capables de souffrance»

«Il ne s’agit évidemment pas de les mettre sur le même plan que des êtres humains», souligne Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 Millions d’amis, mais «de nombreuses études  scientifiques montrent que ce sont des êtres capables de souffrance, de sensibilité». Il convient donc, selon elle et les intellectuels mobilisés, de créer dans le Code une catégorie à part, différenciée des «personnes» et des «biens».

La mesure serait surtout symbolique. Le Code rural définit déjà l’animal comme un «être sensible», tandis que le Code pénal punit de deux ans de prison et 300.000 euros d’amende au maximum les actes de cruauté et les sévices graves envers les animaux. Mais modifier le Code civil, qui date de 1804, aurait le mérite de «changer les mentalités», souligne Reha Hutin, car les peines  prévues «ne sont jamais appliquées».

250.000 signatures

«Chaque année, nous sommes partie civile dans des procès où des gens qui blessent des animaux s’en sortent avec du sursis», raconte-t-elle parce que «les magistrats apprennent dès l’école que les animaux sont des objets».

Il s’agit aussi de «se mettre au diapason de nombreux pays», notamment en Europe, qui ont déjà adopté ce type de législation. La Fondation a lancé il y a un an une pétition, qui est toujours ouverte, et a reçu à l’heure actuelle 250.000 signatures. Elle entend la porter bientôt à la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

 

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En Champagne, le loup sème la colère dans les plaines

 

En Champagne, le loup sème la colère dans les plaines !


"Allez, on vient !" Une fois, deux fois, trois fois, la voix puissante de Nicolas Boucley résonne dans les plaines délicatement vallonnées de la Haute-Marne, derrière lesquelles le soleil commence à se coucher. Les brebis, qui paissent à l'extrémité de la prairie, finissent par se mettre en branle. D'un coup, le troupeau se forme, court et rentre dans le parc de nuit. L'éleveur ferme prestement la clôture mobile et rallume l'électrificateur. Car le loup, venu des Alpes et des Vosges, rôde maintenant dans les plaines champenoises.

"C'est un parc temporaire qu'on a monté il y a dix jours, le temps de finir d'installerune clôture électrifiée, plus haute, autour de l'ensemble de nos prairies. On ne pense pas que ça protégera nos moutons, mais il faut bien faire quelque chose", soupire le jeune éleveur.

Le quotidien de la famille Boucley a basculé le 22 juin. Comme tous les matins, Jean-Paul, le père, fait le tour des cinq prairies, 35 hectares au total, réparties sur les communes de Nully, Blumeray et Ville-sur-Terre. Mais ce jour-là, il revient en catastrophe à la bergerie. "Il avait une tête d'enterrement", se souvient sa femme Michèle.

Dans les prés, des brebis gisent, dépecées et éventrées. Certaines se traînent avec difficulté, deux côtes ou le gigot rongé. Beaucoup ont des morsures à la gorge, là où le prédateur les attrape. Bilan : six brebis moribondes et 17 blessées."On a passé deux jours à les recoudre et faire des constats, raconte Michèle Boucley. C'est très dur psychologiquement. Maintenant, on a peur tous les matins." En l'espace de trois mois, son cheptel de 1 300 bêtes essuiera huit attaques.

 

A une vingtaine de kilomètres, à Lignol-le-Château, dans l'Aube voisine, le même sentiment d'abattement et d'impuissance a gagné la ferme de Bernard Piot. Ici, le loup s'est acharné sur le troupeau de 230 têtes : 16 attaques depuis le 25 mai, faisant 51 victimes, les dernières le 2 octobre. L'éleveur désigne les rescapées dans un box de la bergerie. Les traces de morsures et les plaies sont encore visibles sous la toison. "Voir des animaux morts fait partie de notre métier, mais on n'est pas habitués à une telle violence", souffle-t-il.

 

"GARDE-MANGER TOUJOURS OUVERT"

Aux premières attaques, les éleveurs doutaient de la présence du loup dans ces plaines. Mais le 13 septembre, un piège photographique immortalise le prédateur à proximité du clos des Boucley. "Le rythme des attaques et le nombre de proies , font privilégier le scénario d'un loup isolé, assure Bertrand Baillard, sous-préfet de Bar-sur-Aube. Il faut maintenant voir s'il s'installe ici."

 

Pour les éleveurs, cela ne fait aucun doute. "Pourquoi partirait-il ? Il a un garde-manger toujours ouvert", ironise Nicolas Boucley. "Nos élevages ne sont pas adaptés à l'arrivée du loup, reconnaît sa mère. On n'est plus au temps du beau-père où il y avait un berger qui rentrait les moutons le soir."


ÉLEVAGE SANS PRÉSENCE HUMAINE

Aujourd'hui, les troupeaux des plaines de l'Aube et de la Haute-Marne ne sont presque plus gardés. L'élevage ovin vient en complément des grandes cultures de céréales –– blé, orge et colza – dans lesquelles la Champagne-Ardenne s'est spécialisée. "On utilise les moutons pour valoriser les coteaux que l'on ne peut pas cultiver, explique Bernard Piot, qui gère 400 hectares de cultures et 37 ha de prairies. Maintenir des zones d'herbe nous permet de bénéficier des aides de la Politique agricole commune."


Conséquence : les aires de pâturage sont généralement petites, dispersées et souvent éloignées des bergeries. Les moutons y demeurent jour et nuit, entre huit et dix mois de l'année, sans présence humaine. L'étable accueille seulement les brebis et leurs tout jeunes agneaux promis à la vente.

"On ne peut pas rentrer les bêtes à l'étable à 18 heures quand on est sur la moissonneuse, vitupère Nicolas Boucley. Et si on embauche, on ne rentre pas dans nos frais." La famille dispose bien de deux chiens patous, mais ils ont été dressés contre les voleurs et non les loups, et "ne peuvent pas rester seuls loin de la bergerie""Le loup étant une espèce protégée, c'est à l'Etat d'assumer", fustige-t-il.

 

TIRS DE DÉFENSE ET INDEMNISATIONS

Alors que la grogne monte dans les bergeries –– 21 élevages ont été touchés –, les préfets de la Haute-Marne et de l'Aube ont autorisé des tirs de défense, par des agents assermentés, à proximité des troupeaux attaqués. Mais aucun loup n'a puêtre repéré. L'Etat a également financé l'achat et l'installation de clôtures électriques pour deux éleveurs, dont les Boucley. Enfin, des indemnisations sont versées, 160 euros par victime. La facture s'élève cette année à 17 600 euros pour la Haute-Marne et 14 000 euros pour l'Aube.

"Cela rembourse le coût d'achat de la brebis, mais pas le manque à gagner de l'agneau qui n'est pas né, calcule Bernard Piot. Sans compter le stress pour les autres brebis gestantes qui risquent d'avorter." Des pertes indirectes qui inquiètent Michèle Boucley : ses brebis qui ont subi des prédations ont trois mois de retard dans leur gestation.

 

"SI LES ATTAQUES SE POURSUIVENT, ON ARRÊTERA L'ÉLEVAGE"

Pour les éleveurs-céréaliers, la cohabitation entre l'homme et le grand canidé est impossible dans la région. Une certitude que partage le député UMP de l'Aube, Nicolas Dhuicq, qui a cosigné, le 10 octobre, une proposition de loi visant à"autoriser l'abattage de loups dans des zones de protection renforcée", où le pastoralisme est fortement perturbé. "C'est un animal qui s'adapte très vite. Si on ne fait rien, il sera partout en France", prévient-il.

"En Italie et en Espagne, les loups sont très nombreux et cela ne pose pas de problème car les bergers gardent leurs troupeaux, rétorque Pierre Athanaze, président de l'Association pour la protection des animaux sauvages. Le statut d'espèce protégée est menacé par une frange de l'élevage qui est dans un refus dogmatique des grands prédateurs alors qu'ils sont essentiels aux écosystèmes." "Si les attaques se poursuivent l'an prochain, on arrêtera l'élevage, menacent de leur côté les éleveurs. On élève des brebis, pas des loups. On n'a pas signé pourfaire des croquettes fraîches."


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17/10/2013

Sybil et Joy sauvée

 

Sybil et Joy sauvée


Sybil est la mère, Joy la fille. Ces deux juments ont été embarquées le 23 août dernier à Swieck Wielky en Pologne, pour être transportées vers l’abattoir de Reggio Emilia en Italie le lendemain.

Elles ont passé en tout 29h30 dans ce camion, avec 16 de leurs congénères. Un long voyage sans nourriture, sans eau, sans repos.

Ces chevaux, dont le plus âgé n’avait que quatorze ans, ont beaucoup souffert pendant le transport. Les enquêteurs d’Animals’ Angels ont pu témoigner de leur état à leur arrivée à l’abattoir : « ils étaient effrayés, déracinés, épuisés » nous rapporte Silvia. Quand elle a vu Sybil et Joy descendre lentement la rampe du camion et entrer dans l’abattoir, elle a écrit dans son journal : « comment ont-il pu envoyer Joy ici ? Elle est encore un enfant… ».

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10/10/2013

Procès - Chiens abandonnés : le propriétaire jugé

 

Procès - Chiens abandonnés : le propriétaire jugé

 

Abandonnés pendant plusieurs semaines dans un appartement, deux chiens ont trouvé la mort. Deux autres ont été sauvés in extremis. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile dans cette affaire. La justice rendra son jugement fin octobre 2013.

L'essentiel :

>Deux chiens ont trouvé la mort, abandonnés par leur maître, deux autres sauvés in extremis

> Le propriétaire a comparu devant le TGI de Chartres (25/9/13), délibéré renvoyé fin octobre

> Le propriétaire a comparu devant le TGI de Chartres (25/9/13), délibéré renvoyé fin octobre 

Un homme ayant quitté définitivement son logement en y abandonnant ses quatre chiens comparaissait (29/09/13) devant le tribunal de grande instance de Chartres (Eure-et-Loir). Ce sont les voisins, inquiets de ne plus entendre de bruit dans l’appartement qui ont sonné l’alerte. A ce silence suspect s’ajoutaient des émanations nauséabondes de plus en plus fortes. Lors de leur intervention, les pompiers ont découvert deux pauvres chiens dans un état de maigreur extrême aux côtés du cadavre de deux de leurs compagnons qui n’ont pas survécu à la privation d’eau et de nourriture.

Déshydratation, cachexie, diarrhées

Les animaux encore en vie sont transportés d’urgence chez le vétérinaire. Grenadine, un jeune dogue de Bordeaux, est immédiatement transfusé. Il n’a plus aucune force et ne pèse que 14 kilos quand le poids idéal pour les chiens de sa race et de son âge doit être 4 fois plus élevé ! Diagnostic : déshydratation, cachexie extrême (état d’amaigrissement et de fatigue généralisée dû à la sous-alimentation, NDLR) et diarrhée sévère. Ses soins exigent une hospitalisation. Gina, une femelle rottweiler, souffre, elle, de cachexie moyenne. Elle pèse 2 fois moins lourd que la normale.

Aujourd’hui, les deux chiennes ont bien récupéré. Placées en familles d’accueil, elles attendent l’issu du procès pour pouvoir être proposées à l’adoption. La Fondation qui a pris en charge l’intégralité des frais vétérinaires, s’est portée partie civile dans cette affaire. Lors de l’audience, elle a réclamé par la voix de son avocat une confiscation définitive des chiens et une interdiction à vie de détenir des animaux.

Délibéré du jugement le 23 octobre 2013.

Le sauvetage des deux chiens a été effectué en partenariat avec la SPA Chateaudun. 

 

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04/10/2013

Journée portes ouvertes de la SPA

Journée portes ouvertes de la SPA

 

La SPA est la première association de protection animale créée en France. Elle a été créée en 1845 et reconnue d’utilité publique en 1860.
 
La SPA agit grâce à :

- 150 000 donateurs fidèles
- 20 000 adhérents
- 3000 bénévoles, 600 salariés, 1500 délégués-enquêteurs
- 56 refuges partout en France pour accueillir et héberger les animaux
- 12 dispensaires pour soigner les animaux des propriétaires démunis
- Une cellule anti-trafic pour démanteler les élevages clandestins
- Des clubs Jeunes pour sensibiliser les adolescents à la protection animale

- 45 000 animaux ont été accueillis dans les refuges de la SPA
- 5 000 animaux perdus ont retrouvé leur propriétaire grâce à la SPA
- 30 000 animaux abandonnés ont été adoptés grâce à la SPA
- 90 000 animaux ont été soignés dans les dispensaires de la SPA
- 560 animaux ont été sauvés d’élevages clandestins
- 1600 enquêtes ont été menées pour prévenir la maltraitance animale
- 3000 visites de suivi post-adoption ont été effectuées
- 450 plaintes pour faire condamner les maltraitants ont été déposées
- 1000 conseils ont été donnés aux propriétaires d’animaux
- 1000 dossiers d’aides financières ont été accordés à des propriétaires démunis ou à des associations de protection animale.


Sauver Protéger Aimer


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18/09/2013

Oui au bio dans ma cantine

 

Oui au bio dans ma cantine

 

Pesticides, OGM, malbouffe et carences…Il est grand temps que tout cela change !

 

Pour lutter contre ces fléaux, des alternatives existent ! Une, en particulier

l’agriculture biologique qui, à la différence des autres systèmes

d’exploitation agricole, garantit des produits de qualité. Comment ?

En privilégiant les traitements d’origine naturelle pour respecter les équilibres

écologiques et concilier les intérêts environnementaux, éthiques et économiques.

Consommer bio c’est bon pour la santé !

Riche en éléments nutritifs mais surtout, exempt d’OGM, de pesticides et de conservateurs potentiellement nocifs pour l’organisme !

Consommer bio, c’est bon pour l’environnement !

Un mode de production qui respecte les ressources naturelles, les sols et la biodiversité. S’il est local et de saison, c’est moins d’énergie consommée pour sa production et son transport et du coup, moins de gaz à effet de serre pour la planète !

Consommer bio, c’est bon pour les finances !

En bio, les agriculteurs touchent un revenu décent, la production locale bio crée 20 à 30% d’emplois supplémentaires et permet de faire économiser aux contribuables les frais de décontamination et frais médicaux générés par l’utilisation des pesticides.

En bref, consommer bio, c’est meilleur pour tout le monde !

Pourtant, malgré tous ces bienfaits, la France ne compte que 2% de surface agricole biologique…

C’est peu, au regard de la demande croissante des consommateurs. Pour satisfaire les besoins actuels, nous sommes obligés d’importer des produits bio en provenance d’Europe ou d’autres pays du monde…avec tous les transports et les émissions de gaz à effet de serre que cela implique !

La France a tout intérêt à favoriser l’installation d’agriculteurs bio sur nos territoires, afin que chacun ait accès à une alimentation saine et respectueuse de l’environnement quel que soit le lieu où il habite.

 

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06/09/2013

Agir - 157 kg de pièces pour le Monkey Sanctuary

 

Agir - 157 kg de pièces pour le Monkey Sanctuary

 

Chaque année, le Rainforest Café à Eurodisney fait don à la Fondation 30 Millions d’Amis des pièces collectées dans sa fontaine à vœux. Notre équipe s’est rendue au Royaume-Uni pour remettre les livres sterlings à une association de protection animale anglaise.

Nous ne sommes pas à Rome autour de la fontaine de Trevi mais à Disney village en Seine-et-Marne au bord de la fontaine du Rainforest Café… En Italie ou au royaume de Mickey les croyances ont la vie dure et ils sont des millions de touristes à lancer une pièce dans l’eau en espérant que leur vœu se réalise. A Disneyland, nul ne sait si les souhaits des uns et des autres sont exaucés, mais ces lanceurs de pièces ont au moins la satisfaction d’effectuer une bonne action. Chaque année, l’établissement remet l’ensemble de la collecte à la Fondation 30 Millions d’Amis... qui à son tour, réinvestit les sommes dans le financement de projets de protection de la faune sauvage.

Un sanctuaire unique en son genre :

Mi-août 2013, des représentants de la Fondation se sont donc rendus outre-Manche pour remettre les 157 kg de pièces à l’effigie de Sa Majesté au Lakeview Sanctuary Monkey. Jimmy et Sharon Shaw qui recueillent les singes maltraités de Grande-Bretagne, ont accueilli la nouvelle avec joie. « Nous sommes absolument ravis. Nous sommes une toute petite organisation, avec très peu de moyens. Toutes les donations qui nous sont faites représentent quelque chose d’énorme », confie Sharon. Le couple répond aux appels au secours de particuliers et d’associations ayant découvert des cas de maltraitance sur les primates. Depuis 2004, Jimmy et Sharon les reçoivent dans leur sanctuaire, petit paradis aux airs de forêt vierge situé à Ascot, dans la grande banlieue londonienne. Fermé au public pour assurer une vie sereine et sans stress à l’ensemble de ses pensionnaires, le Lakeview Monkey Sanctuary est unique en son genre en Grande-Bretagne.

 

50 singes sauvés :

Avec l’argent confié par la Fondation 30 Millions d’Amis – dont le comptage était en cours à l’heure où sont publiées ces lignes – ces amoureux des singes espèrent pouvoir construire une barrière autour de la propriété. « Il s’agit de travaux que nous aurions entamés avec ou sans argent. Mais l’apport de la Fondation devrait nous permettre de les mener dans leur intégralité. Nous allons pouvoir clôturer l’ensemble des 4,5 hectares de terrains boisés où vivent les singes », explique Sharon.

Aujourd’hui, le Lakeview Monkey Sanctuary prend soin d'une trentaine de singes récupérés dans des laboratoires, des cirques, des magasins animaliers ou chez des particuliers. Tous faisaient l’objet de maltraitance. Aujourd’hui, ils disposent de soins et d’un cadre dans lequel ils peuvent évoluer en toute tranquillité. Depuis la création de l’association, ils sont plus de 50 à avoir été sauvés.  

 

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29/08/2013

Déchets de pêche : même morts ils tuent encore !

 

Déchets de pêche : même morts ils tuent encore !

 

Chaque année, des milliers d’oiseaux, de poissons et de mammifères meurent de façon arbitraire et avec souffrance, à cause de déchets de pêche traînant dans la nature : hameçons coincés dans l’œil ou l’estomac, fils piégeant les pattes ou serrant le cou, intoxication par les plombs…

Les espèces animales victimes d’enchevêtrements ou d’étouffements dus aux résidus de matériel de pêche ne se limitent pas aux poissons. Des oiseaux et des mammifères se retrouvent aussi pris aux pièges : hérons, passereaux, cygnes, canards, loutres, putois, micromammifères, etc. Ces horreurs peuvent être évitées par des comportements plus responsables.

 

L’ASPAS et Sea Shepherd souhaitent sensibiliser les pêcheurs et les professionnels de la pêche sur ces déchets qui jonchent les abords des cours d’eau. Abandonner ses déchets dans la nature est un geste potentiellement mortel pour les animaux sauvages !

Luttant depuis plus de 30 ans pour la protection des animaux sauvages et le respect du patrimoine naturel, l’ASPAS : 

✓ dénonce la dangerosité des déchets de pêche et en informe l’opinion publique à travers des actions de communication et des communiqués de presse.
✓  met à diposition gratuitement un dépliant de sensibilisation pour les organismes, fédérations, collectivités ou simples particuliers.
✓ attaque en justice les atteintes au patrimoine naturel et la destruction/mutilation des espèces protégées.

Demandez et diffusez autour de vous notre plaquette : Dechets.de_.peche-ASPAS.pdf

  • Si vous avez des contacts (organismes, fédérations de pêche, collectivités, particulier, etc.) susceptibles d’être intéressés par la diffusion d’un tel support, merci d’en informer l’ASPAS.
  •  Adressez-nous des photos, des témoignages, des articles de presse relatifs aux incidents avec des déchets de pêche avec la date et le nom du journal à : ASPAS – BP505 – 26400 CREST Cedex ou par mail à info@aspas-nature.org

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25/08/2013

Les plaintes pleuvent après l'action des anti-corrida

 

Rion-des-Landes : les plaintes pleuvent après l'action des anti-corrida


TAUROMACHIE - Dimanche, au lendemain des violences ayant fait huit blessés, militants anti-corrida et aficionados se rejettent la responsabilité des violences...

Rendez-vous dans les arènes judiciaires? Samedi, des militants anti-corrida ont envahi, de manière spectaculaire les arènes de Rion-des-Landes (Landes) pour protester contre la novillada - une corrida avec mise à mort opposant de jeunes taureaux à de jeunes toreros - qui y était organisée. Huit blessés, dont un grave, ont été à déplorer parmi les manifestants.

Le pronostic vital n'est pas engagé

Le militant anti-corrida le plus sévèrement blessé, âgé d’une soixantaine d’années, a subi un traumatisme crânien. Héliporté au CHU de Bordeaux, il est sorti dimanche matin du coma artificiel dans lequel il avait été placé et son pronostic vital ne serait pas engagé. Sa famille «va déposer plainte contre le responsable des arènes qui a donné un coup de poing dans la nuque et des coups au sol. On a les photos», a déclaré Jean-Pierre Guarrigues, vice-président de CRAC Europe, l’une des associations qui a envahi les arènes, avec Animaux en péril et la Fondation Brigitte Bardot.

«Des personnes sont témoins de coups portés par un aficionado local. L'agresseur a été identifié», a déclaré de son côté Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

Jean-Pierre Garrigues a indiqué allait «déposer plainte contre [les gendarmes de Rion-des-Landes». «Il y a eu des exactions des forces de l'ordre contre les militants qui ont été agressés par les gendarmes», affirme-t-il, évoquant des côtes, bras ou jambes cassés ainsi qu'une commotion cérébrale parmi les sept autres blessés.

Des manifestants «très agressifs»

Le colonel Fabrice Spinetta, chef du groupement des Landes, avait évoqué samedi une foule de manifestants «très agressive», dont les organisateurs «ne voulaient rien écouter».

De son côté, le maire de Rion-des-Landes va porter plainte pour «outrage et dégradation de biens sur la commune», a indiqué un adjoint, Bernard Dehez.

«Mise en danger des spectateurs et pertes financières»

Ce dernier, également président délégué du cercle taurin rionnais, organisateur de la novillada de samedi, va porter plainte «car il y a eu des dégradations sur les arènes, des fumigènes ont été lancés et ont mis en danger les spectateurs, et pour la nuisance occasionnée sur notre spectacle qui a occasionné des pertes financières. Et puis une plainte pour violation du ruedo car il est interdit de descendre dans les arènes.»

Samedi, une enquête judiciaire avait déjà  été ouverte sous la direction du procureur de Dax pour déterminer les circonstances dans lesquelles un homme a été blessé gravement.

 Avec AFP

Brigitte Bardot «condamne la brutalité des forces de l'ordre et des aficionados» 

Dans un communiqué, Brigitte Bardot, au nom de sa Fondation, «condamne sévèrement la brutalité et la sauvagerie avec lesquelles les forces de l’ordre et certains aficionados ont attaqué les manifestants anti-corrida à Rion-des-Landes.»

«Si la barbarie de tortures de taureaux et de sanglantes mises à mort est tolérée dans certaines régions au nom d’une tradition obsolète (...) le droit d’exprimer pacifiquement son opposition doit être également et légalement respecté dans une démocratie», indique le communiqué avant de préciser que La Fondation se réserve le droit de porter plainte pour coups et blessures pouvant entraîner la mort ou de graves séquelles.

 

 

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22/08/2013

L’examen santé de la rentrée

 

Conseil pratique - L’examen santé de la rentrée

 

Après les vacances, les changements de rythmes et de cadre, nos animaux peuvent connaître quelques petits dérèglements sanitaires ; et la rentrée constituer un cap difficile à passer. 30 millions d'amis a interrogé le docteur Benjamin Capron sur les bons conseils à observer pour leur bien-être.


Période salutaire pour les maîtres comme pour les animaux, les vacances permettent à tous de changer d’air et de recharger les batteries. Mais le changement de cadre et d’habitudes peuvent parfois s’accompagner de petits désordres d’ordre sanitaire. La rentrée doit donc permettre à chacun de retrouver ses marques et être l’occasion de contrôler la bonne santé de son compagnon. « Pendant les vacances, les chiens et chats se sont plus dépensés que d’habitude. Ils ont fréquenté des animaux pouvant être porteurs de maladies et de parasites. Ils ont aussi pu faire quelques incartades à leur régime alimentaire. Cela peut se traduire, notamment chez les plus vieux, par un affaiblissement général. Il est donc important de réaliser un petit bilan de santé au retour de la pause estivale », explique le docteur Benjamin Capron, vétérinaire.

Attention aux parasites

 

Premier réflexe : vérifier que l’animal n’a pas été contaminé par des parasites comme les vers ou les puces. L’été, c’est aussi la grande période des aoûtats. Petits acariens de couleur rouge orangée, ils se fixent sur la peau de nos animaux et provoquent fortes démangeaisons et inflammations. Il est donc primordial d’inspecter leur pelage précautionneusement. Vomissements ou diarrhées, même de façon irrégulière, peuvent aussi être la manifestation d’une contamination. Dans tous les cas, une vermifugation s’impose. « Cela doit se faire quatre fois par an, une fois à chaque saison. La rentrée de septembre est un bon moment pour celle d’automne », confie le Dr Capron. 

Les changements de rythme et de cadre peuvent entraîner un affaiblissement général au retour des vacances. 

Pour ceux qui sont partis en vacances à l’étranger, notamment dans les pays tropicaux, ne pas stopper les traitements prescrits en préventif avant le départ en vacances. Il est même recommandé de les poursuivre deux mois après le retour à la maison. Et si votre animal vous a accompagné dans le sud de la France, en Espagne et en Italie, attention à la leishmaniose. Cette maladie, transmise via des piqûres d’insectes, peut avoir des répercussions plus ou moins graves pour les chiens, chats et autres animaux de compagnie. Les symptômes : apparition de lésions cutanées, dégradation de l’état général (amaigrissement, abattement). « Sachez que la leishmaniose est une maladie qui agit dans le temps. Elle peut très bien se déclarer plusieurs mois après l’infection. Il est donc important de surveiller les animaux au moins jusqu’aux mois de janvier ou février », avertit le vétérinaire.

Un petit coup de blues ? 

Enfin, il faut veiller à ce que votre animal reprenne bien ses habitudes quotidiennes. Est-il qu’il boit bien, est-ce qu’il finit bien ses gamelles ? La perte d’appétit, un amaigrissement, peuvent témoigner d’un symptôme clinique... Il peut aussi s’agir d’un petit coup de déprime. Comme l’homme, les chiens sont sujets au coup de blues de la rentrée. Difficile de se retrouver seul dans un appartement après avoir gambadé à la campagne et avoir été entouré de la famille au grand complet. Il est donc primordial de passer du temps avec lui pour l’aider à se réadapter progressivement. Allonger le temps de la promenade du soir, multiplier les séances de jeux et les temps de câlin le week-end sont autant de petits gestes qui aideront votre compagnon à retrouver sa joie de vivre.

 

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10/08/2013

Le Costa Rica ferme ses zoos

 

Le Costa Rica ferme ses zoos

 

Le gouvernement du Costa Rica a annoncé (22/7/13) son intention de fermer l’ensemble des zoos du pays. La Fondation 30 Millions d’Amis prend note de cette décision qui devrait permettre aux animaux, à terme, de retrouver leur milieu naturel.

La fin des zoos ? Pas en France ! Mais au Costa Rica l’idée fait son chemin. Le gouvernement de cet Etat d’Amérique centrale a annoncé sa décision de fermer les deux parcs animaliers du pays. « Nous ne voulons plus d’animaux en captivité ou enfermés de quelque sorte que ce soit, sauf s’il s’agit de les secourir et de les sauver », a déclaré lors d’une conférence de presse René Castro, le ministre costaricain de l’Environnement.

Une grande première !

Cette nouvelle réjouit les associations de défense des animaux, comme Code Animal. « C’est très positif et une grande première ! s’enthousiasme Franck Schrafstetter, président de cet organisme de protection des animaux en captivité. Les zoos sont des lieux où l’on coupe les animaux de leur environnement naturel pour les enfermer dans un but mercantile et de divertissement. Aujourd’hui, les animaux sont considérés comme des biens de consommation. On va dans les zoos pour consommer du panda. Ce qui se joue au Costa Rica est un symbole très fort qui pourrait permettre de changer le statut de ces animaux. »

Les deux parcs en question, le zoo Simon Bolivar et le centre de conservation Santa Ana, tous deux situés à San José, la capitale du pays, devraient être fermés en 2014. Ce sont près de 400 animaux de 60 espèces qui retrouveront alors la liberté. Ou tout au moins une semi-liberté. Les modalités de mise en application de cette mesure n’ont pas encore été clairement définies. Les autorités évoquent le placement des animaux dans des refuges privés. D’autres seront tout simplement restitués à la nature si cela est jugé possible.

Un retour progressif à la nature

Mais ces animaux qui ont passé toute leur vie derrière les barreaux, parviendront-ils à se réadapter à leur milieu d’origine ? « Il ne faut pas se mentir, ces animaux sont condamnés. Il me paraît difficile qu’ils puissent retourner comme ça à la vie sauvage. Ils seront a priori placés dans des refuges ou des sanctuaires où ils apprendront à vivre sans interaction avec l’homme. Cela reste une bonne décision qui permettra aux animaux de se « désimprégner » de l’homme pour un retour progressif à l’état de nature », répond Franck Schrafstetter.

Pierre Thivillon, directeur de l’espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (42), évoque une décision louable mais difficile à mettre en place. « C’est bien de vouloir apprendre à ces animaux à vivre sans l’homme mais cela réclame beaucoup de moyens. Il y a quelques expériences comme celle-là en Afrique avec des singes, mais cela prend vraiment du temps. Cela dépend aussi de leur collection. Remettre en liberté des herbivores est envisageable. Ca ne l’est pas pour les carnivores », analyse-t-il.

Fundazoo, l’organisme qui exploite les deux zoos, a annoncé à l’agence Associated Press, son opposition au projet. Selon son porte-parole, le contrat d’exploitation des parcs ne prendrait fin qu’en 2024. La structure envisage de porter l’affaire devant les tribunaux.

Le Costa Rica est le premier pays à prendre une telle décision. Mais il faut toujours un pionnier ! Avant d’être interdite en Angleterre, la chasse à courre a d’abord été abolie en Allemagne. Il en va de même pour l’interdiction de l’emploi des animaux sauvages dans les cirques qui est, chaque jour, adopté par un plus grand nombre d’Etats. « A moyen terme, il y a aura forcément des répercussions », conclut, ravi, le président de Code Animal.

 

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04/08/2013

"L'autoroute de l'enfer" : la botte secrète de certains volcans

"L'autoroute de l'enfer" : la botte secrète de certains volcans

ENVIRONNEMENT :Selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature, il existe une voie souterraine permettant à certains volcans d'entrer en éruption extrêmement rapidement, déjouant les tentatives de prévision.

 

Les chercheurs l'appellent "l'autoroute de l'enfer". C'est la voie souterraine permettant à certains volcans d'entrer en éruption extrêmement rapidement, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature. Problème : elle déjoue les tentatives de prévision des scientifiques. Les volcans crachent de la roche en fusion, le magma, produit dans le manteau terrestre, la couche intermédiaire entre le noyau de la Terre et la croûte terrestre. Le magma venant du manteau se stocke sous le volcan dans ce que les géologues appellent une "chambre magmatique" qui joue le rôle de réservoir jusqu'à ce que la pression devienne trop importante. C'est alors que l'éruption se produit.
 
Normalement, le magma du manteau remonte lentement vers la chambre, s'attardant longuement dans une espèce de halte intermédiaire, plusieurs kilomètres sous le volcan. Mais la nouvelle étude suggère qu'il peut exister des voies allant directement du manteau à la chambre magmatique. Le volcan peut alors être sous pression, c'est-à-dire prêt à exploser, en quelques mois, autant dire en un rien de temps pour les géologues.
 
Des séismes quelques mois avant les éruptions
 
Une équipe dirigée par Philipp Ruprecht (Université Columbia, New York) a étudié ce scénario en analysant les traces de l'éruption du volcan Irazu, au Costa-Rica, survenue entre 1963 et 1965. Dans des cristaux d'olivine, un minéral issu des laves volcaniques, ils ont ainsi découvert des éclats de nickel, un élément présent dans le manteau, qui témoignent d'une ascension extrêmement rapide du magma. Si l'ascension avait été plus lente, le nickel aurait en effet fondu et diffusé à travers les cristaux.
 
Les chercheurs ont calculé que le magma avait réalisé une ascension de 35 kilomètres à travers la croûte terrestre en quelques mois seulement. "Il doit y avoir un conduit du manteau jusqu'à la chambre magmatique", a déclaré la géochimiste Terry Plank. "Nous aimons l'appeler l'autoroute de l'enfer", a-t-elle ajouté. De l'olivine avec des éclats de nickel a également été retrouvée dans des volcans au Mexique, en Sibérie et dans le nord-ouest de l'Amérique, prouvant qu'il ne s'agit pas d'un phénomène local, souligne l'Université Columbia dans un communiqué.
 
Ces résultats peuvent expliquer pourquoi les sismologues ont parfois détecté de mystérieux tremblements de terre à de grandes profondeurs - 20 à 30 km - plusieurs mois avant de fortes éruptions. Ces séismes peuvent être le signe que le magma force sa route à travers les voies cachées. Les chercheurs citent l'éruption du Pinatubo, aux Philippines, en 1991, ou encore celle du volcan islandais Eyjafjallajokull, en 2010.

 

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26/07/2013

LE REFUGE DE L’ARCHE ET LA SPA SAUVENT UN OUISTITI ÉGARÉ

 

LE REFUGE DE L’ARCHE ET LA SPA SAUVENT UN OUISTITI ÉGARÉ

 

Les sapeurs-pompiers de Paris ont capturé un ouistiti qui divaguait sur la voie publique en région parisienne. Le singe, d’abord confié au refuge SPA de Gennevilliers, a ensuite été recueilli par le Refuge de l’Arche, en Mayenne.
 
Samedi 6 juillet 2013, dans l’après-midi, la brigade d’interventions animalières des sapeurs-pompiers de Paris a été appelée pour récupérer un ouistiti a Pavillons-sous-Bois (93). L’animal perdu, qui avait déjà été aperçu plusieurs fois sur la commune, s’était retranché dans le garage d’un particulier.
 
« Réfugié entre des bûches de bois, l'animal était très peureux, avant de sauter d'une étagère à une autre et de se retrouver pris au piège par l'équipe de secouristes. Le vétérinaire accompagnant l'équipe a pris en charge le singe, dont on ignore l'identité du propriétaire », raconte le sapeur Ludivine Le Floch, qui a participé à sa capture.
 
N’ayant pas de maître, le ouistiti fut accueilli par le refuge SPA de Gennevilliers. Il était cependant exclu qu’il y fasse un séjour prolongé, notre association n’ayant pas les installations nécessaires pour lui offrir des conditions de vie adaptées à ses besoins. Il ne pouvait pas non plus être mis à l’adoption, car le ouistiti à toupets blancs étant une espèce protégée (CITES Annexe II), sa détention n’est pas autorisée pour un particulier.
 
La SPA s’est donc tournée vers le Refuge de l’Arche. Situé à Château-Gontier, en Mayenne, cet établissement accueille les animaux sauvages abandonnés depuis 40 ans déjà. Interrogée, la DDPP a validé cette solution.
 
Vendredi 12 juillet, Yann Huchedé, le Directeur du Refuge de l’Arche, est venu chercher le primate à Gennevilliers. Il a pu constater qu’il s’agissait d’un mâle adulte, en bonne santé. Après l’avoir attrapé précautionneusement à l’aide d’une serviette (faute de gants), il l’a mis en cage pour l’emmener vers sa nouvelle demeure.
 
 

En soirée, le convoi est arrivé à bon port. Le ouistiti a trouvé sa place dans une volière, aménagée spécialement pour lui. Et, dès le lendemain, il a pu faire connaissance avec les visiteurs du refuge. Très familier envers l’homme (il a accepté d'être nourri à la main dès son arrivée), leur présence ne l’a pas dérangé, et il s’acclimate très bien à son nouvel environnement. On ne saura jamais ce qui lui était arrivé avant, mais on sait au moins qu’il est désormais entre de bonnes mains.


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18/07/2013

6 D’UN COUP !!! NOUS DISONS STOP

 

6 D’UN COUP !!! NOUS DISONS STOP

 

Le WWF s'alarme devant la politique de prélèvement mise en place par le préfet des Alpes-Maritimes qui vient d'amener au prélèvement d'une louve allaitante.

Suite à l’arrêté pris le 31 mai par le préfet des Alpes-Maritimes, les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONFCS) ont abattu une louve le 18 juin dernier sur la commune de Duranus (06).

 

Des informations concordantes confirment que cette louve allaitait vraisemblablement cinq louveteaux. Cette situation inédite est la pire que l’on puisse imaginer. Si les louveteaux sont trop jeunes pour se nourrir de façon autonome, ce n’est pas un loup mais 6 que l’on a tué. De plus, il semble que la meute concernée n’était composée que du couple alpha, c’est-à-dire un mâle dominant et de la femelle qui a été prélevée mi-juin. Si cette information était confirmée, ce « tir de prélèvement » pourrait donc se traduire par la disparition de la meute.

 

Le WWF s’indigne des conséquences d’une telle opération de prélèvement et rappelle, en accord avec les autres associations, que si le prélèvement de cette louve allaitante a relevé d’une volonté délibérée, nous considérons que ceci entre en contradiction avec le Plan National Loup qui prévoit que « les interventions sur la population de loups ne devront pas remettre en cause […] le maintien d’un réseau fonctionnel de ZPP » (Zones de Présence Permanente : les meutes).

 

Face à cet évènement que tous redoutaient, protecteur et éleveur, le WWF demande :

 

- Un renforcement de la protection des troupeaux dans la zone par tous les moyens non léthaux (chien de protection, clôtures, gardiennage renforcé) et la mise en place de mesures d’effarouchement.

 

- La suspension de tout autre tir de prélèvement dans ce département tant que les conséquences réelles sur les jeunes ne sont pas connues

 

- Une prise en compte de la totalité de la fratrie en plus de la femelle dans le décompte du plafond total de prélèvement autorisé

 

Nous demandons qu’une réflexion soit faite pour éviter à l’avenir qu’une femelle allaitante soit l’objet d’un tir de prélèvement, du fait du risque que ces prélèvements font peser aussi bien sur la population de loup que sur les élevages de la zone concernée.

 

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17/07/2013

Deuxième chantier participatif à la ferme

 

Deuxième chantier participatif à la ferme de la PMAF

 

 

Les 2 et 3 juillet derniers, une quinzaine de bénévoles sont venus participer à l’aménagement de l’enclos des oies et des canards à la ferme.


Les travaux avancent à la Hardonnerie. Après le succès du premier chantier participatif, les bénévoles ont de nouveau répondu présents pour continuer les travaux d’aménagement de la zone humide. Au programme des ateliers : fabrication d’abris, de plates-formes flottantes, création d’une mare, etc. Les images seront bientôt disponibles sur ce site.

 

Les ateliers continuent… Rendez-vous le week-end du 20 et 21 juillet prochain pour un nouveau chantier participatif qui durera jusqu’au dimanche 28 juillet. Pour des questions d’organisation,merci de vous inscrire si vous souhaitez participer en tant que bénévole.

Contacts, inscriptions et renseignements :

Par mail : jessica@pmaf.org
Par téléphone : 03 29 88 93 85, demandez Paméla ou Jessica.
Pour en savoir plus sur notre ferme, n’hésitez pas à visiter la page : la-ferme-de-la-pmaf-un-site-unique-pour-les-animaux 


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06/07/2013

Interdiction des poisons

 

Interdiction des poisons

 

La bromadiolone c’est mortel, le renard c’est naturel !

 

Une campagne qui propose une solution alternative naturelle à l’utilisation des poisons

Pour lutter contre la pullulation de certains rongeurs comme le campagnol terrestre et réduire les dégâts aux cultures, un puissant produit chimique anticoagulant, la bromadiolone, est massivement utilisé dans certaines régions françaises, et notamment le Nord-Est et le Centre.
Outre le fait que ces procédés ne règlent en rien le problème de pullulation, ils produisent de véritables ravages sur l’ensemble de l’écosystème, en empoisonnant en chaîne les prédateurs naturels de ces mammifères, et en contaminant gravement les sols jusqu’à menacer la santé publique.
Pour résoudre efficacement ce problème, l’ASPAS préconise une solution naturelle et demande officiellement le déclassement de la liste des nuisibles du renard et des petits mustélidés (Voir Campagne pour la réhabilitation des animaux soi-disant « nuisibles »)
Dès lors qu’ils ne seront plus détruits, ces petits prédateurs réguleront naturellement les surpopulations de micro-mammifères qui peuvent causer quelques dégâts aux cultures.

 

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28/06/2013

G8 : on ne peut pas frauder avec le climat

 

G8 : on ne peut pas frauder avec le climat

 

Les dirigeants du “club des 8″ (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) se sont réunis en Irlande du Nord pour les réjouissances annuelles du G8.

La question du dérèglement climatique a été totalement gommée de l’agenda de ce club des puissants, alors que même les organismes les plus conservateurs appellent à une mobilisation urgente contre les changements climatiques !

La Banque mondiale nous met en garde contre notre inaction, qui nous conduit vers une hausse des températures de 4°C et vers un monde dans lequel, justement, il ne ferait pas bon vivre. Et l’Agence internationale de l’énergie nous rappelle que, pour éviter le chaos, nous avons tout intérêt à laisser la grande majorité des réserves de pétrole, de charbon et de gaz là où elles se trouvent, reconnaissant ainsi – enfin – que la planète doit rester dans les clous d’un “budget carbone“.

Malgré ces rapports alarmistes, le dérèglement climatique brille par son absence sur le site Internet du sommet du G8. Mais cela n’a pas toujours été ainsi.

En 2007, 2008 ou 2009, par exemple, le climat était un sujet de préoccupation prioritaire. Cette année, grâce notamment au lobbying du gouvernement britannique, il a été rayé de la carte. Malgré l’urgence, c’est dans le communiqué final que la lutte contre les changements climatiques est vaguement évoquée, sans ambition, sans précisions.

A deux ans de l’échéance fixée pour le prochain accord mondial sur le climat, la situation n’est pas très encourageante.

Prouvez-nous que nous avons tort !

Nous ne demandons qu’à avoir la preuve que nous nous trompons. Si les dirigeants du G8 décidaient de se ressaisir, voici les points qu’ils devraient inscrire à l’ordre du jour climatique :

définir clairement d’où proviendra l’aide promise pour financer les activités d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques et de lutte contre la déforestation, et à quelle hauteur chaque État du G8 contribuera aux “ financements climatiques” pour les pays qui en ont besoin entre 2013 et 2015 ;

trouver des sources de financement innovantes pour lutter de toute urgence contre la pauvreté et les changements climatiques, notamment en mettant à contribution les transports maritime et aérien pour les dégâts qu’ils causent au climat, en taxant les transactions financières et en réinjectant dans la transition énergétique les subventions absurdes actuellement accordées aux combustibles fossiles.

 

montrer qu’ils sont déterminés à conclure un accord mondial ambitieux, équitable et contraignant sur le climat lors du prochain sommet de l’ONU en 2015, qui devrait se tenir à Paris. Pour être crédibles, tous les pays du G8 doivent prendre des mesures immédiates pour que les émissions atteignent leur niveau maximal en 2020, et accélérer leurs efforts d’ici à cette échéance.

 

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23/06/2013

Pêche - Chasse

Pêche - Chasse

 

La pêche ne devrait être qu'un acte nutritionnel, mais jamais un amusement. Oté à sa silencieuse vie, il est indispensable de tuer le poisson dès sa sortie de l'eau, afin d'abréger ses souffrances et de ne pas le laisser agoniser, mourant d'asphyxie.
La pèche avec un appât vivant est une torture pour les êtres transpercés par les hameçons et donnés en proie à leur prédateur : ce type de pêche est à supprimer totalement.
Au mépris du respect, dû à tout être vivant et sensible, les concours de pêche en mer ou en eau douce sont condamnables : ils incitent à la plus grande prise de poissons dans un but de compétition.

Enfants ! 
Ne retirez pas les têtards des mares. A la mer, laissez les petits crustacés qui attendent la marée haute dans les trous d'eau. Ne vous amusez pas à pêcher les poissons. ne touchez pas aux nids.

La chasse.
Les animaux n'ayant pour se défendre que leurs pattes ou leurs ailes, les forces en présence sont inégales. Se glorifier d'un tableau de chasse ou d'un trophée, relève tout simplement d'un plaisir primaire. Les vrais amoureux de la nature, paisibles promeneurs, sont mis en fuite ou doivent passer bien à décuvert, car gare à tout ce qui bouge derrière un fourré !

Chasse à courre.
Sans gloire et sans prestige, cors de chasse et équipages n'évoquent que la fuite éperdue d'un animal traqué, et sa mort déchiqueté par les chiens et achevé par le poignard. Le Royaume-Uni a interdit la chasse à courre, les chasseurs viennent désormais en France... Il serait temps d'imiter le Royaume-Uni.

Chasse à l'arc.
Souvent elle blesse avant d'achever enfin l'animal aux abois et déjà maintes fois blessé par des chasseurs malhabiles et avides de sensations "fortes", sans grand danger pour eux..., sauf au plaisir de la poursuite et de l'attente sans souci de la souffrance infligée.

Chasse au faucon.
Que dire encore de la nouvelle vogue de la chasse au faucon qui déchiquette des proies se débattant vainement entre ses serres.
Ce n'est pas la nature, c'est totalement artificiel, car ici le rapace tue sur commande pour un maître qui n'a pas besoin de la proie pour survivre mais qui veut simplement jouir et de l'emprise qu'il a sur le rapace "dressé" et de l'habileté de "son" prédateur auquel il s'assimile l'espace de la poursuite et de la mort de la proie.

 

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19/06/2013

De nouveaux habitants à la ferme de la Hardonnerie !

 De nouveaux habitants à la ferme de la Hardonnerie !

 

Le 15 mai dernier, 12 lapines ont été recueillies par la PMAF, sauvées d’un élevage clandestin.

Elles gambadent désormais dans un enclos aménagé tout spécialement pour faire face à ce sauvetage de dernières minutes. Malades et sous alimentées les lapines ont été saisies dans un élevage illégal près de Brest. Notre priorité est de les soigner (coryza, galle des oreilles) et de les aider à retrouver leur pleine forme grâce à des compléments vitaminés qui leur ont été administrés dès leur arrivée. Elles prennent du poids petit à petit grâce à du foin, des granulés, de l’herbe fraîche et des carottes. Ces lapines très douces et sociables apprécient leur nouvelle vie à la ferme de la PMAF.  Elles seront de formidables ambassadrices pour défendre la cause des lapins qui demeurent des millions à être élevés en batterie !

Nous remercions les bénévoles de la Grange aux Lapins avec lesquels nous nous sommes associés pour ce sauvetage!

Nous avons besoin de votre soutien pour poursuivre les aménagements nécessaires au bien-être de nos lapins.


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13/06/2013

AIRES MARINES PROTÉGÉES

 AIRES MARINES PROTÉGÉES DU NORD-EST DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE : ÇA ROULE POUR LES BÉNITIERS !

 

 

A la veille de la Journée Mondiale des Océans (le 08 juin), le WWF fait état de ses avancées sur son projet d’appui aux trois Aires Marines Protégées (AMP) Nord-est de Hienghene et Pouebo en Nouvelle-Calédonie.

 

Au programme : une meilleure connaissance du mode de dispersion des larves du « bénitier rouleur », coquillage prisé par la population locale qu’il est nécessaire de préserver, et le suivi des mouillages écologiques, un procédé innovant d’ancrage non impactant pour les fonds sous-marins.

Les premières AMP en cogestion

 

Suite à l’inscription du lagon calédonien sur la Liste du Patrimoine mondial en 2008, les provinces Nord et Sud ont souhaité renforcer leurs outils de gestion des espaces lagonaires. En collaboration avec la province Nord et les tribus côtières de Hienghène et Pouébo, les 3 premières aires marines en cogestion ont vu le jour fin 2009, couvrant un total de 12.785 ha intégralement compris dans le site inscrit par l’UNESCO. Les plans de gestion, élaborés par les comités locaux et qui ont bénéficié de l’appui du WWF, ont notamment révélé l’urgence de restaurer une ressource surexploitée, le « bénitier rouleur ».

 

Deux objectifs : sauvegarder le bénitier rouleur et veiller au maintien des mouillages écologiques

 

Le WWF, en partenariat avec l’IRD (L'Institut de recherche pour le développement), a réalisé une étude génétique du bénitier rouleur, coquillage dont la chair très riche en protéines est largement consommée par la population locale et dont la surpêche menace grandement l’espèce. L’étude, qui se concentre sur le mode de dispersion des larves et dont les résultats définitifs sont attendus pour la fin de l’année, permettra d’identifier les conditions nécessaires à la réalisation d’opérations de réensemencement réussies dans le milieu naturel.

 

Par ailleurs, on a pu constater que les mouillages écologiques installés sur les AMP de Hienghene et Pouébo avaient bien résisté aux fortes intempéries de Décembre dernier (tempête Freda) et qu’ils étaient bien fréquentés des surfeurs et plongeurs qui se rendent dans les passes. Grâce à ce nouveau système d’ancrage unique et pérenne, l’impact sur les fonds sous-marins est extrêmement réduit (quelques cm2 d’emprise seulement) et les récifs coralliens sont préservés des dégâts importants causés par le ragage des mouillages traditionnels.

 

 

Grâce au soutien du Ministère de l’Outre-mer dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour la préservation des récifs coralliens) et de l’entreprise Crème de la Mer, qui n’a pas hésité à apporter sa contribution active à cette initiative, le projet a réussi à restaurer le lien gagnant-gagnant entre l’homme et la nature. Il est la démonstration d’une rencontre réussie entre l’expertise scientifique et les savoirs traditionnels des populations locales, dans l’objectif de préserver et valoriser la biodiversité marine des AMP Nord-est de Nouvelle-Calédonie.


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09/06/2013

Poulets fermiers élevés en plein air

 

Carrefour et Arrivé Auvergne inaugurent une nouvelle filière de poulets fermiers élevés en plein air.

 

 

100% auvergnate et utilisant la  phytothérapie, la nouvelle filière de poulets de chair Carrefour et Arrivé permet de proposer au consommateur un produit de qualité qui passe par le respect de l’animal et de l’être humain !

Ce ne sont pas moins de 150 producteurs d’Auvergne qui ont choisi d’élever leurs poulets en poussant les critères du Label Rouge encore plus loin. En effet, le « poulet fermiers label rouge engagement qualité Carrefour (EQC) » est principalement soigné par les plantes. 10 000 poulets fermiers certifiés EQC sont commercialisés chaque semaine dans les magasins Carrefour et ce, depuis le 5 novembre 2012. Pour répondre  à la demande, le groupe a même agrandi sa filière, créant  ainsi de nouveaux poulaillers de 400 m².

Le poulet est garanti nourri sans OGM  et avec uniquement des céréales, des plantes et des extraits de plantes,  élevé en plein air, tué à 81 jours et donc, soigné naturellement sans antibiotiques.

 

 

La PMAF se réjouit que cette nouvelle filière, qui pousse le respect du bien-être animal encore plus loin, ait pu voir le jour !


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06/06/2013

Exprimez-vous contre des plans de chasse des galliformes de montagne

 

Exprimez-vous contre des plans de chasse des galliformes de montagne

 

La Direction Départementale des Territoires (DDT) de l’Ariège consulte le public sur deux projets d’arrêtés fixant des quotas de prélèvement par la chasse des galliformes de montagne (grand tétras, lagopède alpin et perdrix grise de montagne). Faites valoir vos observations avant le 8 juin !

Les projets d’arrêtés sont consultables avec le lien suivant : Chasse-Arretes-Prefectoraux-en-cours-de-consultation-du-p...

Si ces projets sont adoptés, ils seraient valables 5 ans et seraient particulièrement désastreux pour ces espèces en mauvais état de conservation.

La consultation est ouverte jusqu’au 8 juin 2013 inclus. 

Le public peut faire valoir ses observations :

Nous comptons sur votre mobilisation, merci d’avance pour votre participation.

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Merci de participer

 


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30/05/2013

Salmonelles résistantes : les élevages européens de volailles en alerte

 

Salmonelles résistantes : les élevages européens de volailles en alerte !

 

Une souche de bactérie contre laquelle les traitements antibiotiques sont inefficaces pourrait être à l'origine de graves infections alimentaires.

 

La bactérie Salmonella kentucky (S. kentucky) envahit actuellement la planète à toute allure, ce qui pourrait entraîner de multiples infections d'origine alimentaire. Des chercheurs des Instituts Pasteurde Paris et du Maroc sonnent l'alarme sur le site du journal The Lancet Infectious Diseases. Selon leur étude, après avoir connu une expansion spectaculaire sur le continent africain et au Moyen-Orient, cette bactérie résistante à plusieurs classes d'antibiotiques s'est récemment implantée en Inde et en Asie du Sud-Est où elle a "enrichi" sa panoplie de résistance en devenant insensible aux médicaments les plus récents. Enfin, elle a été récemment détectée dans des élevages de dindes de plusieurs pays d'Europe.

Les bactéries du genre Salmonella figurent parmi les plus importantes causes d'infections alimentaires chez l'homme, rappelle le Dr François-Xavier Weill, spécialiste à l'Institut Pasteur à Paris. Transmises par le biais d'une large variété d'aliments contaminés (viande, oeufs et produits laitiers), elles sont responsables de gastro-entérites pouvant être très sévères en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les personnes à l'immunité défaillante.

La première souche de Salmonella kentucky résistante à plusieurs antibiotiques a été isolée en décembre 2002 chez un Français tombé malade lors d'une croisière sur le Nil. Depuis, une surveillance étroite de cette bactérie a été menée par le centre national de référence* à l'Institut Pasteur à Paris. L'équipe du Dr François-Xavier Weill, le responsable de ce CNR, a ainsi isolé des milliers de souches chez des voyageurs ou migrants au cours d'un voyage en Égypte ou en Afrique de l'Est, puis en Afrique du Nord (Maroc principalement), au Moyen-Orient et enfin en Afrique de l'Ouest.

Nouvelles résistances

Ces auteurs s'inquiètent de l'expansion des zones de contamination de S. kentucky et de sa capacité à acquérir de nouvelles résistances. Chiffres à l'appui, ils montrent son impressionnante implantation, en particulier sur le pourtour méditerranéen. Ils mettent également en évidence une tendance peu rassurante : un certain nombre de souches récemment acquises sur le bassin méditerranéen présentent un spectre de résistance dirigé contre l'ensemble de classes d'antibiotiques utilisées pour traiter les salmonelloses sévères. Si le problème devait s'étendre, "la conséquence directe serait une menace d'épidémies au sein même de l'Europe et avec des risques d'impasse thérapeutique", prévient le Dr Simon Le Hello, coresponsable du CNR.

 

En 2011 déjà, la même équipe pasteurienne avait sonné l'alarme en révélant l'émergence de S. kentucky dans les pays africains et au Moyen-Orient, et en identifiant comme réservoir principal en Afrique la volaille (poulets et dindes). Selon les chercheurs, la bactérie aurait pu acquérir une série de résistances en raison du recours massif aux antibiotiques dans les élevages africains. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, ils mettent en garde contre l'utilisation non réglementée et à outrance de ces médicaments dans les élevages de pays en développement. Et ils lancent un appel pour que cette bactérie soit désormais incluse dans les programmes nationaux de contrôle des salmonelles dans les filières aviaires.


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09:25 Écrit par The Wolf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/05/2013

NON aux élevages de visons !

 

NON aux élevages de visons !


Malgré le coup de projecteur donné sur cet élevage de la honte , qui multiplie les infractions et les condamnations depuis des années, celui-ci a continué son activité au mépris des lois, des administrations et de la justice.

Aujourd’hui, malgré la très curieuse régularisation accordée par l’Administration en 2012 à ce hors la loi multirécidiviste, les infractions sont toujours présentes. Et 10 000 animaux souffrent dans des cages minuscules, attendant d’être gazés et écorchés pour répondre à une mode vestimentaire indigne du XXIème siècle.

Manifestons ensemble notre opposition

à cet élevage de la honte,

le samedi 1er juin 2013 à Emagny !

 

Accueil, stand et briefing à partir de 12h, départ de la manifestation à 14h. Venez nombreux !


Une manifestation unitaire s'est déroulée le samedi 21 janvier 2012 sur la commune d'Emagny pour demander la fermeture de l'élevage de visons (condamné par le tribunal suite à de nombreuses illégalités) et dire NON à l’implantation d’un élevage de visons sur la commune voisine de Moncley.

250 militants face à l'horreur !

Au 21ème siècle, il existe malheureusement de nombreux élevages de la honte en France. Notamment des élevages d’animaux à fourrure, et certains de visons. Les animaux y sont entassés dans des cages grillagées, minuscules, et finissent gazés pour que leur dépouille se retrouve sur un col, un manteau, un accessoire…

L’industrie de la fourrure en France progresse. Selon les chiffres indiqués, 180 000 visons ont été tués en 2010, contre 150 000 en 2009… Une vingtaine d’élevages de visons est dénombrée en France.

L’un de ces élevages est basé en Franche-Comté dans le département du Doubs, sur la commune d’Emagny (25170) ; loin des regards, entre champs et forêt, sur quelques centaines de mètres carrés, plusieurs milliers de visons sont exploités pour leur fourrure. Ils sont détenus et entassés dans des cages exiguës, à l’air libre. Le fils du propriétaire souhaite implanter son propre élevage sur la commune voisine de Moncley, à quelques centaines de mètres du premier élevage. Une affaire de famille !

 

L’association Combactive, soutenue dans sa démarche par de nombreuses associations et fondations, organisait donc le samedi 21 janvier une manifestation qui s'est achevée devant les grilles de l'élevage avec des centaines de visons tentant désespérément de fuir leur enfer, malheureusement en vain...

 

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13/05/2013

15 mai : fête des barbares !

15 mai : fête des barbares.
Mais pas des blaireaux...


Le 15 mai s’ouvre la chasse aux blaireaux, et pour 9 mois et demi ! Cela, dans 74 départements français, en pleine période de reproduction des animaux. Un régime tout particulier pour cette espèce protégée dans la plupart de nos pays voisins, mais qui permet de pratiquer le mode de chasse le plus violent d’Europe : la vènerie sous terre.

Pourquoi cette ouverture de la chasse au blaireau 4 mois avant l’ouverture générale de la chasse ? Pour satisfaire les adeptes de la vènerie sous terre, ou déterrage. Les chasseurs, réunis en « équipage » font rentrer leurs chiens dans les terriers de blaireau. L’animal, acculé au fond de sa galerie, et constamment mordu par les chiens, est repéré par les chasseurs au son des aboiements. Il leur reste à creuser, jusqu’à atteindre leur cible. Ce qui prend de 3 à 10 heures ! Une fois mis au jour, le blaireau, complètement stressé, est saisi par les chasseurs à l’aide de grandes pinces métalliques, qui mesurent de 1,5 à 1,8 mètre, puis généralement achevé à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et enfin jeté – parfois encore vivant - aux chiens qui en feront la curée.

En cette époque, non seulement les blaireaux adultes, mais aussi les jeunes blaireautins sont condamnés à subir le même sort.

Loin d’être une activité marginale, ou même en déclin, cette pratique est, au contraire, encouragée par les instances de la chasse française. Ses adeptes sont de plus en plus nombreux :

en 2006, le ministère de l’Écologie comptait 1500 équipages de vènerie sous terre. Ce qui représentait 40 000 pratiquants, 60 à 70 000 chiens.
en 2009, à Cluny (championnat de France de déterrage) la Fédération Nationale des Chasseurs annonçait qu’elle avait enregistré plus de 3000 équipages (70 à 80 000 pratiquants, plus de 100 000 chiens).


Si chaque équipage ne chasse que 15 jours par an (ce qui est largement sous-estimé) et qu’il massacre trois blaireaux par opération , cela totaliserait quelque 165 000 blaireaux ainsi cruellement exterminés, chaque année, par ce seul mode de chasse.

Le blaireau d’Eurasie (Meles meles) est une espèce protégée en Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie et Grèce.

L’ASPAS demande la fin de la période complémentaire de chasse au blaireau, et l’interdiction de ce mode de chasse, pour son inadmissible cruauté, mais aussi, parce qu’il détruit les habitats d’espèces protégées au statut de conservation défavorable : petit rhinolophe ou chat forestier (encore appelé chat sauvage).


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Enfin, n'oubliez pas de signer notre pétition en ligne si vous ne l'avez pas encore fait. Vous ne pouvez la signer qu'une fois : http://g9j.r.mailjet.com/redirect/8w1ltxxk1jrpz3hdxo15dp/...

Ensemble, obtenons l'abolition du déterrage !


 

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03/05/2013

Des canards malades ont-ils fini en foie gras ?

Des canards malades ont-ils fini en foie gras ?

 

Des canards malades, souffrant de nanisme ou de diarrhées, soignés à l’artillerie lourde – antibiotiques, sulfate de cuivre – dans des conditions d’hygiène parfois déplorables. Le tout au mépris des règlements en vigueur, puisque les volatiles continuaient à être gavés, pour finir en foie gras. C’est la situation peu reluisante dénoncée par cinq anciens gaveurs du Sud-Ouest de la France, qui, il y a un an, déposaient une plainte contre X pour «tromperie». Dans leur viseur : la coopérative Euralis, un des géants du secteur, pour laquelle ils ont tous travaillé comme gaveurs sous-traitants, une relation contractuelle les plaçant dans une situation de dépendance économique. Selon les plaignants, le géant du foie gras aurait commis de graves manquements aux règlements sanitaires, et leur aurait causé un grave préjudice économique.

 

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Encore un scandale de plus !!!

 

18:50 Écrit par The Wolf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2013

Le programme Terrestre : Forêt et Eau

Le programme Terrestre

 

La conservation de la forêt :

Les forêts de Madagascar sont une version timide d'un vaste espace de verdure ayant autrefois existé. Un des nombreux domaines dont WWF cherche à protéger les parcelles de forêt est le corridor humide d'Anjozorobe, qui contient la plus grande zone restante de la forêt diversifiée et unique des hauts plateaux de Madagascar.
Ici, les employés de WWF prennent en charge la réalisation d'une série d'actions telles que les évaluations de la biodiversité, l'élaboration d'un plan stratégique pour la sécurité foncière et celle de trouver des stratégies fiscales pour la conservation.

Dans d'autres endroits, tels que le paysage Fandriana-Marolambo, nos efforts sont dirigés vers la restauration des services écologiques et socio-économiques de valeurs relatifs à la forêt. Le projet met en pratique des stratégies de restauration en partenariat avec les autorités locales et les communautés.
 
 

La conservation de l'eau :

A Madagascar, les longues années de déforestationr n'ont pas seulement causé l'érosion, mais ont aussi entraîné une dégradation des ressources en eau douce.
Sur la côte Est et Sud Est de Madagascar, où un grand bloc forestier a été réduit à une étroite bande de forêts qui varie de 15 à 20 km de largeur, la mauvaise gestion de l'eau est un problème majeur pour les populations locales.

WWF aide les communautés à accéder à l'eau potable et salubre et à gérer les ressources en eau pour l'agriculture, en particulier le riz, sans compter sur les pratiques de culture sur brûlis.
 
 
 

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